Wednesday, January 05, 2011

Quebec fallout from Kent appointment

Something that went unremarked in English speaking Canada yesterday on the Kent appointment as Environment Minister is getting some attention in Quebec today within this editorial in Le Devoir:
Dans ce dossier des GES en particulier, le gouvernement Harper n'a jamais voulu de cibles contraignantes de réduction des émissions, et il n'en voudra pas plus demain. Bien sûr, il pourra prétendre que tout cela est à l'étude, puisque le Canada a signé le mois dernier l'entente de Cancún qui relance un processus de négociations multilatérales. Il faut voir là une tactique qui permettra aux conservateurs de continuer à ne rien faire.

S'il en avait été autrement, le premier ministre aurait choisi un autre ministre que Peter Kent. Un ministre bilingue, capable de venir au Québec faire valoir une volonté nouvelle de s'attaquer au dossier des changements climatiques pour ainsi se rapprocher de l'électorat québécois qui est en attente de l'adoption de cibles contraignantes.

Les impératifs qui ont conduit Stephen Harper à choisir Peter Kent sont autres. Ils relèvent de la stricte stratégie électorale. Les gains que les conservateurs ont besoin de réaliser lors de l'affrontement qui se profile à l'horizon ne se feront pas au Québec, mais en Ontario, tout particulièrement dans la région de Toronto. Il a besoin de porte-parole crédibles, d'où le choix de Peter Kent, qui représente une circonscription en banlieue nord de Toronto, ThornHill, puis de Julian Fontino, nommé hier au cabinet à titre de ministre responsable des Aînés. Celui-ci a arraché la circonscription de Vaughan aux libéraux lors d'une récente élection partielle. Le premier ministre jure que ses pensées sont à gouverner, pas à préparer une possible campagne électorale. Ne le croyons pas trop. (translation)
Kent's not being bilingual is being taken as a bit of a poke in the eye to Quebecers, primarily because it signifies that if Harper were serious about this file, a unilingual Minister would not be practical in terms of engaging with Quebec, a major province where there is support for concrete environmental action.  But we can also read between the lines here, the unilingual fact, on such a major file, is perceived as a snub.

Recall also from early December, Premier Charest was in Cancun loudly proclaiming the need for climate change to be a major issue in the next federal election. So it's of some interest that Harper has chosen to appoint a unilingual Environment Minister less than a month after that challenge from Charest. As the editorial above puts it, Harper seems to be viewing his better electoral prospects in Ontario, not Quebec. Could be an opening on the environment file in Quebec for others to tap into.

That editorial also gets it right in the last few lines. Harper claimed yesterday to be preoccupied with governing, not with election preparation. Let's not believe him too much.