Monday, March 28, 2011

The twisted logic of the Bloc

Andre Pratte gives the Bloc a tweak following Ignatieff's appearance there on Sunday:
Le second volet de la thèse bloquiste, c'est que «le seul parti capable de barrer la route au Parti conservateur, c'est le Bloc québécois». Il n'en est rien. Si un gouvernement conservateur signifie «la négation complète de ce que nous sommes, nous, les Québécois», comme le prétend le chef du Bloc, il vaut mieux pour les Québécois que les conservateurs ne soient pas reportés au pouvoir du tout, minoritaires ou majoritaires. Or, en votant pour le Bloc, les Québécois privent de leur appui les partis fédéraux qui, eux, seraient susceptibles de déloger les conservateurs. On l'a vu en 2008: déçus des conservateurs, les Québécois ont élu une majorité de députés du Bloc... et Stephen Harper a été reporté au pouvoir. Le chef libéral, Michael Ignatieff, a bien résumé la situation hier: «Ce n'est pas le temps d'envoyer un message à M. Harper. Ce n'est pas le temps de le freiner ou de le limiter. C'est le temps de le remplacer.»

M. Duceppe insiste sur le fait que, lorsqu'ils se retrouvent en minorité en Chambre, les partis fédéralistes «viennent tous me voir». Soit. Mais qu'arrivera-t-il à l'influence du Bloc si les conservateurs forment un gouvernement majoritaire avec seulement quatre ou cinq députés au Québec? Le Québec se retrouvera avec une influence minimale à Ottawa, ce qui n'est dans l'intérêt ni du Québec ni du reste du Canada.

Les seuls gagnants d'un tel scénario seront les indépendantistes. N'est-ce pas l'espoir qui sous-tend la logique tordue du Bloc? (emphasis added)(Translation)
It will be worth watching how this argument develops as numbers inevitably tighten during the campaign. Or conversely, as voters there ponder what a majority would mean for Mr. Harper. Should they stick with the Bloc as a permanently opposition based party or move to a party that can actually take government? Tough slogging to shift those Bloc votes, yes. Still nice to see the Bloc's positioning questioned head on by a leading editorialist in Quebec.