Monday, April 18, 2011

Polls and the hard truths of Quebec’s electoral map

That was the title of a Globe piece on Saturday. An excerpt:
Unlike the other parties, the NDP has no bastion of support in Quebec. The party’s vote is a mile wide and an inch deep. Even if popular support grows substantially, it’s spread so thinly the party still can’t win significant numbers of seats without a very drastic change in the political landscape.

The inefficiency of NDP support contrasts with its two federalist competitors and, especially, the Bloc Québécois. The Bloc still has many ridings with plenty of room to allow for the party’s steadily shrinking vote.
Along the same lines, Chantal Hebert with an item in Le Devoir today:
Mais au Québec et en Ontario — les provinces qui comptent pour les deux tiers des sièges fédéraux — Jack Layton aura fort à faire pour faire durer l'effet débat jusque dans l'isoloir.

Toutes régions confondues, c'est au Québec que le NPD a connu la plus nette progression depuis 2008, mais c'est également en territoire québécois que le défi de transformer le succès d'estime des débats en sièges est le plus grand.

Sur papier, le terrain le plus favorable au NPD est celui de circonscriptions à profil libéral et fédéraliste, comme Outremont ou encore Hull-Aylmer et Gatineau. En région, par contre, les néo-démocrates sont généralement mieux placés pour brouiller les cartes que pour faire des gains.

Cela dit, la montée de l'ADQ au scrutin québécois de 2007 et l'arrivée surprise du Parti conservateur fédéral dans le paysage au scrutin fédéral de 2006 ont démontré que le Québec est capable de mouvements d'opinion qui ont l'allure de grands coups de vent électoraux.

Pour la suite des choses pour le NPD, l'Ontario encore davantage que le Québec est le terrain de tous les dangers. À plusieurs reprises dans le passé, la perception d'une grande menace conservatrice a incité une frange importante du contingent néo-démocrate de cette province à se replier sur le PLC.

La performance de Jack Layton aux débats a eu pour effet d'enrayer ce mouvement. Mais personne ne peut jurer qu'une série de sondages qui placeraient Stephen Harper en territoire majoritaire n'aurait pas un impact dévastateur pour le NPD sur la psychologie électorale ontarienne.

Ceci expliquant cela, au lendemain des débats, conservateurs et néo-démocrates ont tourné ensemble leurs canons vers le PLC. Pour remporter la majorité qu'il ambitionne, Stephen Harper a besoin de s'accaparer l'aile droite du PLC. Pour le NPD, la meilleure façon de prévenir une saignée de fin de campagne vers les libéraux consiste à les rendre repoussants. (translation) (emphasis added)
That latter point, that Harper is aiming to peel off Liberal voters may explain the national unity framing from Harper as of yesterday, prompted by Gilles Duceppe's weekend PQ convention speech.

All of the above is offered as people peruse the Angus Reid poll reported today with the NDP's apparent strength coming from Quebec numbers. It's not likely to translate into seats there but the NDP spinners will be pumping the poll with hopes for favourable media coverage. Yet there are no Ontario numbers reported for that Angus poll and Ontario numbers would seem to be a little more crucial for electoral outcomes to be shaken up. And see Hebert, above, re Ontario and the Angus poll itself that puts NDP voters as more likely to switch their votes, much moreso than the other parties.

Elsewhere, the latest from other pollsters, Nanos and Ekos don't have the narrowing in the Liberal/NDP vote that Angus does. The Leger poll reported last night also showed a boost for the NDP but they don't provide detailed breakdowns and again, it seems to be on the strength of Quebec numbers.

Sure there will be lots of bloggers offering views on this today, that's just some early context that might be helpful.