Thursday, July 14, 2011

The bridge silliness

I think Patrick Lagacé has it right on the comedy of errors we saw play out this week in respect of Montreal's Champlain bridge, its decrepit state and the oh-so-secret study on its state of repair that Transport Minister Denis Lebel tried not to release. Lagacé wonders what we should be afraid of more, Denis Lebel, who mucked up the handling of the report masterfully and whose competence to oversee a bridge replacement is in issue, or the state of the bridge itself. He kids, but there's an element of truth to his point. This rebuke was well deserved:
Ce qui s'est passé lundi, mardi et mercredi est loufoque. Lundi et mardi, Denis Lebel a donné des entrevues pour dire que oui, en effet, c'est vrai, Ottawa possède une étude sur l'état de santé du pont Champlain. Mais pas question de la rendre publique: trop compliqué! Le public n'y comprendrait rien! Et puis, disait M. Lebel, le pont est sûr!

Hier, le bureau du premier ministre - pas le ministre des Transports! - a fait savoir que la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain allait rendre publique l'étude en question. Cela a évidemment fait passer M. Lebel pour la marionnette du ventriloque caché dans le bureau du PM. Denis Lebel, en bonne marionnette, s'est contenté hier de faire des commentaires dans un communiqué de presse, commentaires sans doute écrits par d'autres. Pas d'entrevue. Pitoyable.

Or, qu'apprend-on dans ce rapport? On apprend, en mots très simples, que des parties du pont risquent de s'écrouler malgré des travaux préventifs. On apprend que sa dégradation est exponentielle. On apprend que le risque est impossible à quantifier.

Bon, il est vrai que le rapport est écrit en anglais. Peut-être est-ce pour ça que Denis Lebel croyait que le public n'y comprendrait rien. Qu'il se rassure, plusieurs de ses concitoyens comprennent l'anglais. Je déconne, mais lundi et mardi, le ministre a menti: ce qui se trouve dans le rapport de la firme Delcan a beau être technique par bouts, il ne faut pas être professeur émérite à l'École polytechnique pour comprendre que le pont doit être remplacé, et vite.

On ne peut pas reprocher au ministre des Transports du Canada la dégradation du pont. Peut-être est-il rendu au bout de sa vie utile (le pont, pas le ministre). Peut-être que d'autres ministres des Transports, avant lui, auraient pu faire preuve de plus d'initiative. Mais ça ne change rien au fait que Denis Lebel, en cet été 2011, est bel et bien ministre des Transports du Canada. On aimerait qu'il se comporte comme tel. (translation)
Well said.

For the umpteenth time, that patented Harperian lack of transparency rears its head, making you wonder, again, why they just can't operate the way most credible institutions and businesses do. Handle the report sensitively by all means, it's serious, as mentioned above. But have some regard for the public who deserve to know the facts about the bridge they're driving on. They're highly aware of and concerned by the situation. That basic public interest seems to have been missed during this report handling silliness (nor did any of the other levels of government object, by the way, shameful on all counts). It may be that they're trying to manage public pressure for a new bridge but that shouldn't be a prime consideration.

The cost of a new bridge may be driving the government's nervousness. Harper himself remarked about it critically during the election when the other parties promised a replacement bridge. The newly released study says the cost of a new bridge (or tunnel) will exceed $1 billion.

But consider the hemming and hawing on the Champlain replacement compared to no such reluctance on a new Windsor-Detroit bridge project. Last summer, the Harper government offered to loan half a billion to Michigan as incentive to start building. The offer still stands. If we need a new bridge crossing there at a crucial border point, fine. But it begs the question on the comparative lack of action in Montreal, particularly when we're prepared to loan Michigan such a large sum and particularly when the Montreal bridge is in such obvious need of a replacement.