Saturday, August 06, 2011

Moneyball



The movie about Billy Beane and his revolutionizing of the Oakland A's and their baseball strategy is coming out soon, why I assume Patrick Lagace is writing about Beane today. It's good stuff:
Moneyball, le baseball et les idées reçues, donc. Lewis, au début des années 2000, est fasciné par les succès des A's d'Oakland. Cette équipe à petit budget réussit souvent à se classer dans les séries éliminatoires, bien qu'elle ne compte que sur le tiers du budget des grandes puissances du baseball majeur. Pour comprendre, Lewis s'est imbriqué dans l'organisation des A's, suivant à la trace ses joueurs, ses entraîneurs et, surtout, son directeur général, le colérique, athlétique (il est plus en forme que ses joueurs!) et iconoclaste Billy Beane.

Le système Beane repose sur la conviction que l'utilité réelle des joueurs de baseball est méconnue, car ceux-ci sont évalués selon des paramètres qui ne résistent pas à l'analyse. Des paramètres qui sont plus près du vaudou que de la science. Déterminez les statistiques pertinentes, trouvez les joueurs qui possèdent ces statistiques, achetez-les au rabais et, tadam, le nectar de la gloire vous attend...

Un exemple, parmi mille: les équipes de baseball dépensent des millions pour des gros frappeurs de puissance. Le joueur qui frappe 40 circuits par année, selon la croyance, fait gagner des championnats.

Surfant sur les conclusions d'une génération d'adepte des «sabermetrics», une discipline statistique créée par des fans finis de baseball, Beane décrète qu'il ne veut pas embaucher de gros frappeurs. Il faut embaucher des joueurs capables d'arracher des buts sur balle! Parce que les statistiques ne mentent pas: plus une équipe a de joueurs capables de se rendre sur les buts, plus elle marque de points, plus elle gagne de matches...

Le pire, c'est que ça marche. Le système Beane produit ses fruits. Mais le baseball est un sport de traditions, dont certaines sont carrément stupides, et à l'intérieur même des A's, les recruteurs regardent le DG avec le dédain qu'on réserve à une crotte de nez.

Alors que Beane et son adjoint, un diplômé universitaire gourou des statistiques accessoirement intéressé par le baseball, prônent la dictature des statistiques indicatrices de succès, leurs recruteurs, eux, sont encore coincés dans un autre siècle, le XIXe. Ils évaluent encore les joueurs, par exemple, selon ce critère ésotérique: la capacité de «bien» porter un uniforme...
Innovation with a sport that's been played a certain way professionally for decades, that's what the Beane story is all about. He elevated the stat of on-base-percentage above all others as instrumental to their organization. No other team at the time was doing it. They had success. A great story.